Le marché de l’immobilier à la fin du 3è trimestre 2020

Quel est l’état du marché de l’immobilier à la fin du troisième trimestre 2020 ?

Les derniers chiffres qui viennent de sortir concernant l’activité des transactions immobilières depuis le début de l’année 2020 sont assez étonnant !

En effet si l’on prend par exemple le marché parisien et francilien, nous pouvons constater une baisse significative du nombre de ventes à Paris intra-muros avec un baisse de l’ordre 17 %, sans que cela ait une incidence sur le prix de l’immobilier local ! Même si certaines analyses évoquent une légère baisse du prix du m², cette tendance n’est pas encore complètement avérée, il est donc utile d’attendre la fin d’année pour tirer les premiers constats. Une récente analyse au début du mois de septembre annonçait que les parisiens désertaient un peu Paris, au profit de la 1ère et 2ème couronne de l’Ile de France. Ce qui entrainait pour la banlieue une forte augmentation des prix de l’immobilier sur les 3 derniers mois de l’année.

Il y a par ailleurs un effet de vases communicants, puisque la province et plus particulièrement, beaucoup de grandes villes à moins de deux heures de Paris connaissent un engouement. Les analyses annoncent une augmentation de plus de 18 % du nombre de ventes réalisées sur ce dernier trimestre 2020. Des villes comme Dreux, Senlis, Reims, Rouen, Tours, Orléans, Chartres connaissent un engouement sans précédent et un frémissement de l’augmentation de l’immobilier local. Un peu plus loin de Paris, des villes comme Limoges, Brest et Saint Etienne connaissent des augmentation de plus de 9% du prix du m² ! Attention ce sont des villes dont les prix restent très attractifs. Seule Clermont Ferrand ne profite pas de ces bons résultats avec une baisse de plus de 2,3% du prix de son immobilier.

Pour toutes ces villes longtemps mises de coté, le prix de l’immobilier, l’accès à des surfaces plus grandes et des espaces offerts à moins de 3000 € du m², voire parfois moins de 2000 € du m², sont autant de facteurs de séduction.

Il ressort de façon évidente de ces analyses, que les ménages souhaitent changer de mode de vie, que le monde du travail évolue également et que la distance n’est plus un frein au confort de l’habitat. Les français seraient-ils en train de changer leurs priorités en matière de logement? Sans conclusion trop hâtive, il faut prendre le temps d’observer ces nouveaux résultats afin de conclure sur un effet vraiment structurel ou uniquement conjoncturel !