Les françaises perdent de la surface !

Une étude de 20 minutes confirme ce que nous annonçons régulièrement sur nos blogs, à savoir que sur 10 ans, pour des salaires identiques, les ménages français ont dû réduire la surface moyenne de leur logement.

Ce ne sont pas les plus grandes villes de France qui cette année ont connu ce plus grands recules, mais des villes moyennes qui n’avaient pas encore vécu cette phase de réduction de la taille des logements.

En 2020, de nombreuses villes ont été impactées par ce phénomène croissant. Par exemple des villes comme Angers (- 16m²), Le Mans (- 14m²), ou Toulon (- 11m²) ont subi les plus fortes baisses de pouvoir d’achat immobilier de cette étude.

En menant cette analyse dans le sens inverse, selon SeLoger, Mulhouse a vu le prix du mètre carré exploser de 16,5 %, certes le prix de départ était assez bas! Par ailleurs des villes dont les prix du m² était déjà parmi les plus hauts de France, comme Rennes, Nantes ou Montpellier (- 8m²) ont fortemement évolué. A l’inverse, les grandes villes comme Paris (+1 %) de surface ou Bordeaux (- 2 %) ont plutôt stagné.

Cependant, contrairement à Mulhouse ce sont des villes qui ont connu une telle explosion sur les 10 dernières années qu’il était prévisible que cette progression se ralentisse un instant. D’autant que les français revoient leurs projets immobiliers depuis le choc du COVID et qu’un retour vers des petites villes, ou des espaces de logements plus grands, rencontre un attrait important ces derniers mois.

Même les primo-accédants qui vont pouvoir recourir plus facilement au crédit cette année, ne vont pas forcément faire le bonheur des propriétaires des grandes villes, car ils semblent plus s’orienter vers de l’espace, pour s’organiser mieux, autour du télétravail.

Le marché de l’immobilier en 2020 a continué à croitre, avec en moyenne générale : +1,7% d’augmentation des prix pour les maisons et +4,5% d’augmentation des prix du m² pour les appartements. 2021 devrait prolonger cette tendance, avec la facilitation de l’accès au crédit voulu par les banques.